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Observer, s'emerveiller, comprendre, respecter...
L'observation de la nature nous procure
des émotions. La comprendre nous amène
à la respecter ... Lorsque nous expliquons par
exemple la façon dont les végétaux
se sont développés, la manière
dont les animaux se sont adaptés à leur
environnement nous donnons du sens à la vie
et nous satisfaisons nos besoins de compréhension.
Lorsque nous comprenons la fascinante odyssée
des différentes espèces vivant sur terre,
nous devenons solidaires, nous nous apercevons de l'évidence
de notre lien avec la nature. Nous devenons alors responsables
de nos actes envers celle-ci. Nous agissons en être
humain responsable... respectueux de notre environnement
et curieux de le découvrir.
Notre métier
Aujourd’hui le métier
d’accompagnateur en montagne a plus que jamais sa place
dans le grand défi que le début du XXI ème
siècle va devoir relever : celui de réussir à
sensibiliser la population à la nécessité
de préserver la nature et de freiner coûte que
coûte sa destruction. Nous le savons aujourd’hui
de façon certaine, l’humanité ne pourra
survivre à elle-même que dans un rapport harmonieux
avec son environnement. Si nous ne réalisons pas aujourd’hui
le grand virage indispensable à un changement d’attitude
et de mentalité vis-à-vis de notre habitat, nous
risquons fort de payer très cher dans un futur proche
la rançon de notre comportement inconscient. Notre métier
nous place à l'interface entre la nature et l'homme,
nous ne donnons pas de leçons mais partageons en toute
simplicité notre passion, nos émotions et nos
convictions avec qui le désir.
Un contexte favorable
A l'heure des constats inquiétants que
font les spécialistes , la montagne revêt un intérêt
particulier. Son relief difficilement accessible et son environnement
rude lui a permis de conserver dans certains secteurs des territoires
où la présence de l’homme n’a pas
encore totalement dégradé les écosystèmes.
Ces grands espaces naturels fragilisés par les grands
changements climatiques de ces 30 dernières années
représentent pour nous un trésor dont la valeur
peut-être estimée aux prix de sa propre survie.
Plus qu’un simple guide, l’accompagnateur en montagne
a pour mission de recréer le lien entre l'homme et la nature ...
Les dangers qui nous guettent
En france des scientifiques humanistes et philosophes
comme T. Monod et H. Reeves nous alertent déjà
depuis plusieurs décennies des dangers qui nous guettent
et auxquels nous sommes déjà en partie confrontés,
le premier étant le réchauffement de notre planète
et les effets qui en découlent.
De façon plus intuitive, si nous sommes à l’écoute
de notre environnement, il est aisé de tirer quelques
conclusions sur les dégâts déjà commis
par un siècle d’industrialisation. Nul besoin de
savants calculs pour se rendre compte des dérèglements
climatiques, de la disparition des neiges éternelles
et de la biodiversité. Il suffit d’ouvrir les yeux
et de se rendre à l’évidence.
L'émotion opposée à la consommation
Tout changement d’attitude est réel et fiable
lorsque l’initiative du changement émane de notre
propre chef. Notre but consistera donc dans un premier temps
à émouvoir notre clientèle si tant est
que le mot " émotion " ait encore une place
face à celui de" consommation ". Pour que nous
ressentions profondément et de façon authentique
les blessures de notre terre, il faut avant tout rentrer en
contact avec elle. Or, dans bien des cas, la ville ne nous permet
plus ce contact. À proximité de la nature nous
devenons plus sensibles à l’environnement et nos
sens se mettent en éveil. Il existe mille chemins pour
parvenir à cette ouverture, à cette émotion.
Si nous arrivons par le biais de la pédagogie, de la
science et du vécu au contact de la nature à la
faire émerger, nous aurons gagné de nouvelles
forces prêtes à se mettre au travail pour que nos
enfants et nos petits-enfants aient la joie de parcourir encore
des sentiers semés d’orchidées sauvages.
Croire encore...
Même si la tâche semble titanesque, il est encore
temps d’agir chacun à notre niveau et avec ses
propres moyens d’actions, aussi infimes soient-ils. Rien
ne peut être négligeable si l’effort de milliards
d’individus converge et se combine un jour.
Observer la nature...
Dans quel but ?
Théodore Monod, lorsqu’il parle de notre rapport
à la nature, dit que nous prenons conscience de l’unicité
du cosmos. Il y a tellement d’analogies entre ce qui se
passe dans la nature et ce qui se passe entre les hommes, que
la solidarité entre les êtres vivants devient évidente.
Au contact de la nature, nous découvrons la solidarité
qui nous lie au reste des êtres vivants et, par conséquent,
la responsabilité que nous avons envers eux.
Théodore Monod nous apprend également que le but
d’une réflexion approfondie au contact de la nature
ne doit pas donner lieu à trop d’idéalisation.
Trop idéaliser la nature n’est pas forcément
bon car cela donne une fausse idée de ce qu’elle
est réellement.
Notre vraie dimension dans l'univers
Finalement, vivre ou séjourner au contact d’une
nature authentique et sauvage, telle qu’elle était
avant l’homme et telle qu’elle sera peut-être
après lui, nous rappelle simplement notre vraie dimension
dans l’ univers.
Des pensées qui nous parlent ...
Nous n'appartenons à aucun parti politique, nous n'avons
aucun mentor aucun maître à penser mais certains
individus, certaines actions nous inspirent tout particulièrement
:
Théodore MONOD (scientifique, poète,
aventurier et philisophe) retourné à la terre
le 22 Novembre 2000
Pierre Rhabi ( paysan, fondateur de l'association Terre & Humanisme, auteur de nombreux ouvrages à lire absolument )
Francis Hallé (Botaniste militant - responsable de l'opération radeau des cimes, spécialiste de la flore tropicale)
Un drame qui couve à l'horizon...
La liste des pollutions dont nous sommes responsables est longue.
Proposer un site sur le thème de la nature sans évoquer
la façon dramatique dont nous la traitons nous semble
... contre-nature !
Comment pouvons-nous rester de glace devant l’imminence
des problèmes qui nous guettent ?
De la même façon qu’un petit colibri tenterait
d’éteindre un feu de forêt en allant chercher
de l’eau dans son bec, nous essayons nous aussi de faire
la part du travail qui nous incombe pour inverser le grand mouvement
de destruction que l’homme a mis en place depuis plusieurs
decennies.
C’est par le biais de l'observation régulière
sur le terrain et de la marche que nous avons choisi de développer
une relation incarnée à la nature.
C’est dans un rapport sensible, comtemplatif et créatif
que nous nourrissons le sens du merveilleux si présent
chez l’enfant et malheureusement si délaissé
chez l'adultes.
La première des pollutions n’est-elle pas celle
que nous nous infligeons à nous-même : la perte
de notre sensibilité ?
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